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Un
peintre urbain, ancré dans une nouvelle culture populaire,
celle du décalage et de l'absurde. Une uvre générationnelle.
Questionnant le bien fondé du mythe de l'identité
black, le travail de C-Lange assimile la caricature publicitaire
aux figures négrières accentuées. L'artiste
revient sans cesse, de façon quasi obsessionnelle, sur la
culture black. Une parodie de l'imagerie collective dénonçant
une culture " petit nègre " très présente
dans la publicité du début du XXème siècle.
Nous viennent à l'esprit les slogans chocs " lessive
de la ménagère, elle blanchirait un nègre"
(année 1895) ". L'identité black est sublimée,
elle devient clinquante. La représentation identitaire est
inversée. Un travail démagogique ? oui, mais de second
degré. Les références à l'Oncle Sam
ou les publicités pour les lessives revêtent, certes
une fonction narrative, mais pour l'essentiel relèvent de
l'écriture ludique et parodique caractéristique du
travail de l'artiste.
L'attention du peintre se concentre davantage sur les codes populaires
et le ludisme des expressions. Maniant la caricature psychosociale,
des univers kitsch et des mises en scène à la Pierre
et Gilles, il se défend néanmoins de quelque engagement
et d'une certaine morale bien-pensante. La matière est travaillée,
grattée, lacérée, en référence
aux stigmates des vieilles affiches publicitaires. L'univers de
C-Lange se peuple de personnages étonnants, inspirés
de la bande dessinée où les valeurs d'une société
de consommation futile et décadente se combinent et se succèdent.
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